mardi 22 décembre 2015

Excursion à David Garedja

Ce matin départ à 9h avec la guide francophone et le chauffeur réservés par l'agence de tourisme. Ils nous attendaient en bas de l'appartement : dommage pour le frangin et la frangine qui habitent à l'autre bout de la ville !

La circulation est assez très dense à cette heure-là dans les rues de la capitale et la conduite à la géorgienne est plutôt sportive (comme à Paris ou à Marseille en fait). Les marquages au sol et le positionnement des voitures sont assez approximatifs... Genre, sur une 2 voies, il peut y avoir 3 voitures de front...

Les beaux immeubles côtoient des zones de bidonville à la sortie de la ville, puis c'est la campagne (surtout du côté où on allait). Le paysage est devenu de plus en plus désertique... Les villages n'étaient plus que ruines à l'abandon. Et à part des vaches qui ont la mauvaise habitude de traîner sur la route et des moutons, on n'a vu personne durant la dernière heure de trajet (2h30 de route au total).

Des vaches sur la route pour David Garedja, Géorgie
Ben quoi ? On peut bien se balader sur la route...

Heureusement qu'on a pris un guide ! Je ne me serais pas vu aller là-bas par mes propres moyens sur une route qui ressemble plus par endroit à un chemin parsemé de goudron qu'à une départementale. Le chauffeur louvoyait entre les nids de poules avec plus ou moins de dextérité mais il a dû faire demi-tour plusieurs fois car il s'était trompé de route (la signalisation n'est pas franchement terrible).


Au final, nous sommes arrivés au complexe monastique de David Garedja à la frontière de l'Azerbaïdjan. Le paysage est magnifique avec une vue sur les steppes du Petit Caucase et les monts enneigés du Grand Caucase en toile de fond !

Complexe monastique, David Garedja, Georgie
Vue du complexe monastique

Pour la petite histoire, en résumé, au VIème siècle, Saint David est arrivé à Tbilissi pour évangéliser la ville mais quelques années plus tard il a été accusé d'avoir mis une femme enceinte. Pour prouver son innocence et sa "pureté", il s'est exilé dans la montagne pour mener une vie rude et dépouillée. Au départ, il s'est installé dans une cavité naturelle. D'autres moines l'ont rejoint et se sont creusé des grottes dans la pierre calcaire. De plus en plus nombreux, ils ont construit une église et finit par former un espèce de complexe monastique taillé dans la roche. Les différentes petites chapelles étaient décorées de fresques dont il ne reste malheureusement plus grand chose. Au XIIIème siècle, les invasions iraniennes avec leur lot de pillages et tueries signent le déclin du site. Aujourd'hui, le monastère n'abrite plus que quelques moines qui résident dans une bâtisse à part.

Afin de voir les différentes chapelles, nous avons fait une randonnée de 2h30 dans la montagne autour du monastère. Beau dénivelé et sentier de chevrettes de rigueur ! Il m'a fallu laisser mon vertige de côté... et regarder mes pieds ! Le temps était de notre côté : petit vent frais mais beau soleil (et sol sec du coup, parfait).

Vues sur les steppes, David Garedja, Georgie
Les steppes du Petit Caucase
David Garedja, Georgie
Ça grimpe dur... ...sur le chemin à flanc de montagne !
Chapelle dans la montagne, David Garedja, Georgie
Une chapelle creusée dans la montagne

A 14h30, nous avons pris le chemin du retour. Pas de chance, le restaurant que visait la guide était fermé. Elle nous a acheté du pain dans un village à 20 minutes de Tbilissi pour que nous ne mourrions pas de faim ! En réalité, on était plus fatigués qu'affamés. Miam, miam, le pain local est vachement bon... Le Cochon d'Inde se régale ! (et s'assoit sur la réputation des français qui ne peuvent pas vivre sans entrée-plat chaud-dessert) Arrivée à Tbilissi à 16h30.

C'était une bonne grosse journée ! Demain, c'est excursion à Mtskheta et Gori...

Le bon point du jour : la météo et la batterie de l'appareil photo qui a tenu toute la journée...

La loose du jour : pas de restaurant, donc pas de WC !

La question du jour : on donne combien de pourboire à la guide et au chauffeur ? Résolue avec des chocolats pour le chauffeur, de la moutarde de Dijon pour la guide (oui, mode radin...)

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