Durant le trajet, la guide nous a fait un résumé de l'histoire de la Géorgie qui s'appelait la Colchide (oui, oui le pays de la Toison d'or, la vraie !) d'un côté et l'Ibérie de l'autre. Je passe sur l'histoire et les différents conflits... La partie qui nous intéresse à Mtskheta (prononciation proche de [Mtsréta]), c'est celle de l'évangélisation du royaume de Géorgie par Sainte Ninon.
Avant le christianisme, le roi avait institué un culte à un panthéon païen dont l'un des dieux avait pour emblèmes la lune et le taureau, et dont la statue, érigée sur une colline, protégeait la ville. Après avoir été converti au christianisme par Sainte Ninon, le roi Mirian III détruisit la statue et fit ériger une grande croix à sa place pour mettre la ville sous la protection de Dieu. L'église de Jvari que nous avons visité a été construite pour protéger cette croix (même si celle qu'on voit n'est pas d'époque). Le panorama sur la ville de Mtskheta était magnifique ! Dommage, le froid et le vent nous ont empêchés d'en profiter pleinement...
| Sainte Ninon | La croix (qui n'est pas d'origine) |
| Vue sur Mtskheta |
Ensuite, direction la cathédrale de Mtskheta où se trouve enterrée, d'après la légende, la tunique du Christ. Celle-ci aurait été récupérée par un juif géorgien. Lorsque la sœur de celui-ci vit la tunique, elle la saisit et mourut submergée par l'émotion. Elle fut enterrée avec la tunique car on ne put lui faire lâcher prise. Un cèdre du Liban poussa sur sa tombe. Plus tard, le roi Mirian fit couper le cèdre pour en faire les piliers de la première église de la capitale du royaume : la cathédrale Svetitskhoveli. L'édifice se situe dans une enceinte fortifiée assez jolie. L'église en elle-même est impressionnante. C'était là qu'étaient célébrés les naissances et mariages de la famille royale. C'est aussi là que se trouve le tombeau de certains rois de Géorgie. Les fresques à l'intérieur sont originales : on y trouve par exemple les douze apôtres associés aux signes du zodiaque ou encore un moine à tête de chien (celui-ci ayant demandé à Dieu de faire en sorte que les femmes ne s'intéressent plus à lui).
| La cathédrale | L'intérieur | Le moine à tête de chien |
Nous avons profité de cette petite halte pour acheter des Churchkhela [chourchréla] : sortes de petits saucissons composés de noix trempées dans du sirop de raisin. Friandise de Noël locale ! Le Cochon d'Inde va se régaler... (MAJ du 03/01/2016 : en fait, non... les Churchkhela supportent très mal les changements climatiques et la mise sous plastique : mes saucissons sont tout moisiiiii ! Ouin !)
Puis, en route pour Gori, la "ville de Staline". En chemin, nous avons aperçu deux camps de réfugiés qui datent du conflit de 2008. Rien d'intéressant dans Gori à part le musée sur Staline, et encore ! On peut voir la maison natale du personnage ainsi que le wagon blindé qu'il utilisait pour se déplacer. Le reste du musée présente des photos et des reproductions de textes d'époque. Quand on ne lit pas le géorgien, qu'on n'est pas fan de Staline ni historien... ce n'est pas vraiment palpitant !
Arrêt au restaurant avant d'aller à Uflistikhé ou Ouplistsikhé (la transcription en alphabet latin est un peu aléatoire). Resto sympa, typique, où nous avons goûté quelques spécialités. Première constatation : la nourriture est vraiment épicée et je suis ultra fan de leur limonade à l'estragon !
Les entrées étaient sympas (hâché de légumes épicés avec des noix pilées). Le ragoût m'a laissé indifférente même s'il n'était pas mauvais. Les célèbres khinkali [rinkali] ne sont pas évidents à manger : il s'agit de gros raviolis comportant une farce (viande hâchée) et du jus. Le but et de prendre le ravioli avec les doigts et d'en croquer un bout en aspirant le jus pour ne rien faire tomber dans l'assiette. Pas évident ! C'était bon au goût... mais mon estomac apprécie peu la nourriture géorgienne. Le pauvre Cochon d'Inde s'est retrouvé avec un pavé sur l'estomac... Le froid n'a rien arrangé... Et la conduite sport du chauffeur au retour m'a achevée !
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| Le plat de khinkali |
Pour terminer, la visite d'Uflistikhé [ouplistiré]. Il s'agit d'un village troglodyte qui date du 1er millénaire avant JC. C'était l'un des centres religieux païens de l'ancienne Géorgie. Au Moyen Age, c'est un lieu important de commerce. Au XIIème siècle, la cité décline puis est abandonnée. Aujourd'hui, on peut visiter différentes grottes plus ou moins travaillées qui servaient d'habitation, de théâtre ou d'église. L'avantage d'y aller en hiver, c'est qu'on peut profiter du site ! Nous étions les seuls visiteurs ! Mais la pluie nous a gâché notre visite... Cavaler sur des rochers sous la flotte par 2°c, ça manque un peu de charme ! J'ai bien cru que j'allais finir congelée...
Le bon point du jour : sans guide, on n'aurait jamais pu tout faire.
La loose du jour : les WC ! Sans papier et à la turque à Mtskheta ! Le retour à Tbilissi... Quelqu'un a un sac plastique ?
La question du jour : mais comment qu'on fait pour manger ses satanés raviolis correctement ?!

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